Faris et Thaer, les haltérophiles irakiens qui ont dit non à Daesh

November 20, 2018

 

Faris al-Ageeli et Thaer al-Ali sont deux haltérophiles irakiens, originaires de Mossoul, atteints par la maladie de la poliomyélite.  Daesh leur avait demandé en 2016 de concourir aux Jeux Paralympiques de Rio, sous les couleurs du drapeau noir djihadiste, ce qu'ils ont bien évidemment refusé. Aujourd’hui libérés du groupe terroriste, ils n’ont qu’un seul objectif : gagner aux prochains Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020.

 

Un rendez-vous manqué lors des Jeux de 2016 

 

Les deux hommes atteints par le poliomyélite (virus qui attaque le système nerveux et entraine des paralysies parfois totales), ont eu la force d'exercer leur passion, jusqu'à devenir des sportifs de haut niveau. Faris âgé de 44 ans et Thaer de 42 ans, connaissent toutefois une immense désillusion en 2016, lorsqu'ils doivent refuser une participation aux Jeux Paralympiques de Rio au Brésil.  Les membres de Daesh qui contrôlaient Mossoul à cette période, avaient accordé aux athlètes le droit de participer à cette compétition internationale, mais à une condition : porter les couleurs du groupe djihadiste. Une proposition refusée par les deux athlètes. Le comité paralympique irakien conscient de la situation de Faris et Thaer, n'a évidemment pas sanctionné les deux stars de l'haltérophilie irakienne pour leur non participation. Ces derniers ont rapidement repris le chemin de grandes compétitions internationales, lors de la fuite des terroristes. En mai 2017, Faris al-Ageeli a participé au mondial d’haltérophilie en Hongrie où il remporta la médaille d’or dans la catégorie des plus de 107 kilos ! Taher a quant à lui décroché une médaille d’argent, dans la catégorie des moins de 97 kilos.

 

Porter les couleurs de sa patrie et redonner de la joie au peuple irakien

 

Aujourd’hui, Faris  qui a entamé sa carrière sportive en 1997, entend bien porter les couleurs de l’Irak à Tokyo. Taher lui, continue à s’entraîner dans une salle exiguë du complexe sportif public d'al-Mouthanna, en partie détruit par les longs mois de combats face à l'EI. Leur entraîneur, Tamer Ghanem, espère que les conditions de sécurité s’amélioreront afin que les autorités puissent envoyer des équipements sportifs vers la province de Ninive et ainsi redorer le blason de l'haltérophilie irakienne.

 

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